Le village ancien de Bich La a été fondé en 1527 (XVIe siècle), sous le règne de Le Chieu Tong. Selon la généalogie divine et les archives historiques conservées par le village, il a été défriché par le général adjoint Le Mau Doan (ou Le Mau Tai), haut dignitaire de la cour des Le. Accompagné de 14 familles d'officiers venues de Hoan Chau (Nghe An, aujourd'hui Ha Tinh), il s'est dirigé vers le sud et a choisi la région de Ha Duong, au sud du fleuve Thach Han, pour s'établir. À l'origine, le village portait le nom de commune de Hoa An. Sous la dynastie des Tay Son, il a été rebaptisé Hoa La, puis sous la dynastie des Nguyen (sous le règne de l'empereur Thieu Tri), il a officiellement pris le nom de Bich La, divisé en quatre sections : Dong, Tay, Nam et Hau (correspondant aujourd'hui aux hameaux de Bich La Dong, Bich La Trung, Bich La Nam et Nai Cuu, commune de Trieu Dong, district de Trieu Phong, province de Quang Tri).
Le village bénéficie d'une situation géomantique remarquable : le fleuve Thach Han au nord, des canaux sinueux évoquant des dragons et des montagnes environnantes – considérés par les villageois comme une « veine de dragon » propice à la prospérité. Bich La existait déjà environ 30 ans avant l'arrivée du seigneur Nguyen Hoang dans le Sud (1558), témoignant de son rôle pionnier dans l'expansion vers le Sud.

Bich La est surnommé « le berceau des mandarins et la terre des érudits ». Cette terre a vu naître de nombreux talents exceptionnels, des docteurs et bacheliers sous la dynastie des Nguyen tels que Le Canh Dieu, Le Canh Phien ou Le Thuy, jusqu'aux illustres figures contemporaines comme feu le secrétaire général Le Duan – un enfant d'élite de la région de Quang Tri. Le célèbre peintre Le Ba Dang fait également la fierté du village grâce à ses œuvres de renommée internationale. Ce sont précisément cette passion de l'étude et cet esprit indomptable qui ont forgé la renommée de cette contrée.


